EGLISE SAINT FÉLIX

L’église de Saint-Gervasy dédiée à saint Félix et saint Gervais est un ancien prieuré des évêques de Nîmes. Cette dernière est inscrite au titre monument historique.

L’édifice de fondation romane subit des destructions aux XIVe et XVIe siècles par les tuchins, et lors des Michelades. Il est ensuite reconstruit par Monseigneur de Valernod au début du XVIIe siècle mais les conflits religieux de 1622 entraînent sa restauration par l’évêque Cohon vers 1660. Une visite pastorale datant de septembre 1659 témoigne toutefois du bon état général de l’église, de la présence d’une tribune et de l’absence de chapelles.

L’église de Saint-Gervasy est bordée à l’ouest par la mairie, au sud par la rue de l’Abbé Lambert et est encerclée à l’est par des parcelles privées rendant ses parties extérieures difficiles d'accès.

L'édifice orienté se compose d’un corps à trois nefs s’achevant par une abside semi-circulaire et d’une chapelle hors-oeuvre au nord. Un clocher carré dans-oeuvre au nord-ouest et deux sacristies au nord-est complètent l’ensemble donnant l’illusion d’un plan massé. Le portail d’entrée aujourd’hui situé dans le bas côté sud est surmonté d’un fronton semi-circulaire reposant sur deux colonnes toscanes aux chapiteaux feuillagés. L’ensemble s’inscrit dans une façade néo-romane rythmée en partie supérieure par des lésènes.

Une tribune ouverte semi-circulaire sur trompe en éventail se situe dans la partie occidentale. Dans son prolongement, la nef centrale voûtée d’un berceau surbaissé commande les collatéraux voûtés d’arêtes.

L’appareil mixte comprend de fines assises en moellons de calcaire et de la pierre de taille de grand appareil dans la nef centrale. Les parties supérieures des maçonneries extérieures ainsi que la permanence de corniches et d’évacuations d’eaux laissent supposer d’une élévation de la toiture lors de la restauration par l’évêque Cohon à la fin du 17e siècle. Des corbeaux profilés en quart de rond subsistent sur l’élévation sud. Ils sont probablement témoins d’une phase de fortification de l’église lors des derniers affrontements religieux au début du XVIIe siècle. Les collatéraux ajoutés au XIXe siècle sont en moellon de calcaire et la façade principale est en pierre de taille.

Les couvertures sont à longs pans en tuiles creuses exceptées celles du clocher à quatre pans en dalles de pierre. L'escalier en vis montant au clocher est voûté dans sa partie basse.